CULTURE CRIE

« Pendant des milliers d’années, nous avons vécu de la chasse, de la pêche et du piégeage. Le respect et la gratitude ont été les valeurs qui nous ont guidés, le respect et la gratitude envers la terre et tout ce qu’elle contenait, envers nos familles et les gens qui nous ont précédés, et envers le Créateur pour tout ce qui nous a été donné. Certaines valeurs fondamentales ont été tissées à travers le courage et la patience, le partage et l’autonomie.

Pendant des milliers d’années, notre identité a été façonnée par notre relation à la terre, aux animaux et les uns aux autres. Le défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est de savoir comment être Cris dans ce monde en évolution rapide. La culture et l’identité sont l’une de ses dimensions fondamentales et également au centre de nos préoccupations. Notre culture a été érodée et affaiblie, surtout dans un contexte de changement accéléré où de nombreux projets majeurs ont eu une incidence sur notre culture et notre identité.

La langue crie est très vivante. Elle est parlée par presque tous les Cris.  »

-Source: Vision crie du Plan Nord, février 2011, page 16

Les « Wiinibeyk Iiyuu » sont les gens qui vivent et chassent le long de la côte et « Nuuchcimiihc Iiyuu », ceux de l’intérieur des terres. La référence aux gens de cette région de la Baie-James en tant que «Cris» date de 1853 et a été mentionnée pour la première fois dans la correspondance du missionnaire anglican E.A. Watkins.

Le concept de la relation des Cris avec leur environnement est bien décrit dans Job’s Garden, un documentaire de 1973 par Boyce Richardson. Dans le film, Job Bearskin, résident de Fort George (aujourd’hui Chisasibi), et sa femme Mary montrent une profonde compréhension du but des gens sur terre: «La terre est un jardin, à la fois pragmatique et mythologique. Il a fourni des ressources pour la vie quotidienne et servi, dans un sens édénique, comme lieu d’origine culturelle. « 

Un livre intitulé Home is the Hunter contient un texte qui décrit aussi bien ce trait culturel fondamental: «C’est dans leur chasse, dans ces promenades dans la brousse, dans le lien avec la terre, que la culture crie continue de se mouvoir comme l’eau des rivières trouve un chemin autour des rochers: il s’adapte et reste tout entier. C’est ici aussi que les Cris puisent du jardin  à la fois de la nourriture et du sens de la Terre. »

Ces citations sont représentatives des connaissances écologiques: «un ensemble de connaissances, de pratiques et de croyances évoluant par des processus adaptatifs transmis de génération en génération par transmission culturelle, sur la relation des êtres vivants (y compris les humains) entre eux et avec leur environnement. «Pour les Autochtones, ce n’est pas seulement la connaissance, c’est un mode de vie. »

Pour les visiteurs souhaitant faire l’expérience de la culture crie authentique, le savoir écologique traditionnel (TEK) est une caractéristique clé de différenciation – avec l’environnement naturel – qu’offre Eeyou Istchee.